[Duo lecture] Ciao bella, Serena Giuliano

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) L’ayant vu beaucoup passer sur les réseaux sociaux, avec pas mal de retours positifs, j’ai eu envie de lire ce titre. Sans suivre l’auteure sur son blog ou instagram, j’avais envie de la découvrir à travers son roman simplement.

(MadameOurse) Je ne connais pas tellement Serena Giuliano mais son univers plein d’humour et très franc me rendait curieuse.

La couverture :

 

(MadameOurse) C’est une jolie couverture, elle relate assez bien la vie d’Anna entre son coeur italien et toutes ses zones d’ombre.

(Lunatic) Une couverture très colorée qui attire avec sa partie émergée de l’iceberg et sa nuance avec le noir de la partie immergée  qui rappelle l’ambiance générale du roman.

La quatrième de couverture :

« J’ai peur du chiffre quatre. C’est une superstition très répandue en Asie. Le rêve ! Enfin des gens qui me comprennent ! Je devrais peut-être déménager…
– Vous avez beaucoup d’autres phobies ?
– Vous avez combien d’années devant vous ? »Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d’aller voir une psy.
Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux…
À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Après lecture :

(MadameOurse) Ce roman se lit très vite, chapitres courts, texte simple, les pages défilent sans souci. C’est à travers ses séances avec sa psy qu’elle surnomme Lizzy qu’Anna va nous raconter sa vie. Chaque séance avec sa psy est l’occasion de se poser une question précise et d’évoquer un souvenir d’enfance ou un moment de son présent. Anna, née italienne, a connu une enfance dure avec un père battant sa mère. Arrivée en France à 12 ans, il lui a fallu apprendre une nouvelle langue, de nouvelles coutumes, une adaptation pas facile pour une adolescente.

Adulte, elle épouse un arabe et vivra alors tous les jugements qu’un couple mixte peut avoir à subir. Elle a deux enfants et une relation bien particulière à la maternité. Elle se cherche aussi professionnellement et trouvera sa voie en tant que blogueuse.

Ces éléments vous parlent ? Peut être que vous connaissez un peu Serena Giuliano, que vous la suivez sur les réseaux sociaux ? Ou bien vous suivez l’une de ses amies, Virginie Grimaldi, comme c’est mon cas ? Alors oui, sans connaitre précisément Serena Giuliano, cette histoire me parle parce qu’on a chez Anna justement toutes les grandes lignes de la vie de l’auteure. L’imprégnation autobiographique est une partie énorme du livre. Toute sa vie y est (et encore je n’ai jamais lu le blog de Serena donc je ne peux pas dire si c’est le cas jusque dans le moindre détail). Et plus il y en avait, plus ça me dérangeait. J’ai vraiment rien contre le fait de lire son histoire, ça aurait pu m’intéresser. Mais à condition qu’elle soit écrite comme tel, sans se cacher derrière Anna et une présentation comme roman. Ce qui m’a vraiment déçue ici c’est donc cet entre deux, lire une histoire qui n’est pas complètement un roman et pas complètement une autobiographie.

C’est dommage parce que j’ai aimé lire l’auteure, c’est drôle, c’est frais, j’aime son regard sur le couple d’aujourd’hui, sur la maternité, sur le poids de la vie moderne sur nos épaules de femmes. Il y a plein de thématiques qu’elle aborde et qui me parlent. En plus, Anna aussi dans le roman écrit un roman, poussée par ses amies alors qu’elle dit qu’elle n’en est pas capable. Est ce que Ciao bella est cette oeuvre qu’on l’a « forcée » à écrire ? Ce serait plutôt dommage. Personnellement j’aurais aimé que l’auteure nous livre un vrai roman, de vrais personnages fictifs, une histoire inventée de toutes pièces. Bien sûr en conservant sa sensibilité, son humour, les thèmes qui lui sont propres. Je suis sûre qu’elle saura faire alors, un roman qui me plaira nettement plus.

(Lunatic) J’ai commencé ce roman sans même avoir lu la 4ème de couverture. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. J’ai d’abord été surprise par la brièveté des « chapitres ». Quelques pages, quelques bribes de souvenirs, d’anecdotes qu’Anna confie à sa psy. J’ai vite été lassée par la succession de chapitres sans véritable lien, les mois et années qui passent. Je suis vraiment restée hermétique à son écriture. Alors oui, il y a quelques touches d’humour, de sensibilité et d’émotion, mais cela n’a pas suffit à m’attraper. J’ai même du mal à qualifier l’ensemble de roman. Difficile de vraiment définir ce que j’ai ressenti à la lecture de ce texte. L’auteur semble mélanger les souvenirs autobiographiques et passages de fiction, c’est assez déstabilisant.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas du tout aimé ce titre. Mais nul doute que d’autres lecteurs sauront y trouver du positif. Il n’était pas pour moi simplement.

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