Les chants du large, Emma Hooper

Quatrième de couverture :

Du haut de ses onze ans, à travers le brouillard, le vent et la pluie, Finn compte les bateaux de pêche, de moins en moins nombreux à Big Running, son village natal situé sur une île isolée du Canada. Il n’y a plus de poissons à pêcher, donc plus de travail.
Peu à peu, les maisons se vident et les habitants quittent l’île.

Tandis que sa sœur, Cora, occupe ses journées à décorer les maisons abandonnées aux couleurs de différents pays – la maison du boulanger devient l’Italie, celle du facteur, l’Angleterre –, Finn, lui, n’a qu’une envie : résoudre le mystère de la disparition des poissons. Entre ses leçons d’accordéon et l’exploration de la faune et de la flore locales, il espère bien trouver un moyen de les faire revenir. C’est son professeur de musique, la farfelue Mrs Callaghan, qui va lui souffler la meilleure idée qu’il ait jamais eue. Dès lors, avec les caribous, le lichen et le vent comme seuls compagnons, il échafaude un plan fabuleux pour sauver à la fois sa famille et son île.

Une histoire tendre et fantasque, d’une incroyable beauté, portée par l’écriture poétique d’Emma Hooper.

L’avis de MadameOurse :

Ce roman est poétique et solitaire. Sous une plume douce avec sa pointe d’humour, à travers les Connor, Emma Hooper nous dresse le portrait d’une famille vivant sur une île rude et isolée. En deux époques, celle d’Aidan et Martha jeunes puis celle de leurs enfants Finn et Cora, on assiste au déclin de leur lieu de vie. D’année en année, les gens partent, plongeant ceux qui restent dans un isolement de plus en plus cruel. Pas d’argent, pas de travail, plus de poissons à pêcher, tous sont contraints de partir.

A travers la jeunesse des parents, c’est la simplicité de la vie sociale rurale qui est évoquée, les amours qui se créent sont rares, les jeunes gens n’ont pas foule de prétendants qui vivent autour d’eux. Alors entre Martha et ses 3 sœurs, il était évident que certaines ne trouveraient pas l’amour. La rencontre avec Aidan est simple, il n’y a pas de grandes effusions mais une évidence toute douce.

20 ans plus tard, avec Finn et Cora adolescents, il ne reste plus grand monde sur l’île et les deux jeunes n’ont plus d’amis de leur âge. Ils ont alors des passe temps assez particuliers, c’est une vie complètement à l’opposé de ce que l’on connait. C’est amusant et en même temps, cette solitude… ça ne donne pas envie ! Et ça amène forcément un roman dont le rythme est bien tranquille, ça va de pair… Les parents n’ayant plus de revenus par la pêche, ils prennent la décision, en alternance chacun un mois, de partir travailler sur le continent, l’autre restant s’occuper de leurs enfants. La famille est alors séparée et la vie encore moins réjouissante. D’autant qu’à terme pointe le besoin de tous quitter l’île… Alors, face à cela, les 2 enfants vont réagir différemment. Le jeune Finn, plutôt par sa naïveté et Cora par l’action.

J’ai aimé dans ce roman la poésie et la musique qui le parsèment. J’ai trouvé le thème de cette grande solitude du lieu de vie intéressant à découvrir et en même temps, assez ennuyeux (paradoxal, oui !). Je n’ai pas développé d’affinité particulière avec nos personnages et la fin du roman m’a laissée … sur ma faim…

Ma notation :

Ce livre ne m’a pas vraiment charmée. Et pour autant, je n’ai rien à lui reprocher. Je pense qu’il n’était pas fait pour moi et qu’il mérite son public.

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