[Duo lecture] La délicatesse, David Foenkinos

Pourquoi ce livre :

(Dame Lapin) Je n’ai pas l’habitude de lire des livres en français, juste des livres sociologiques ou biographiques. Mais sur cette table ronde, cette couverture m’a intriguée, de par ces couleurs en premier lieu : orange et rose, synonymes de gaieté. Puis la quatrième de couverture, qui m’a surprise. Cela semblait être une lecture légère, assez amusante. J’aimais bien le style d’écriture. Alors quand Madame Ourse m’a dit l’avoir dans sa PAL, j’ai sauté le pas !

(MadameOurse) Dame Lapin me disait avoir repéré certains livres en français qui lui faisaient envie (elle ne lit qu’en anglais habituellement). En me montrant La délicatesse, je lui ai donc dis que je l’avais dans ma PAL et que ce serait l’occasion pour moi de l’en sortir. C’est Lunatic qui m’a offert ce livre il y a 2 ou 3 ans déjà. Il se trouve que j’avais par hasard vu le film peu après l’avoir reçu et je ne voulais pas le lire avec les souvenirs du film en tête. Maintenant que j’ai bien oublié l’intrigue, c’était le bon moment.

La couverture :

(MadameOurse) Dame Lapin et moi n’avons pas lu la même édition, celle de Dame Lapin est la dernière, la mienne, plus ancienne, montre les personnages du film. J’ai également vu le film donc je me souviens de cette image mais elle ne m’évoque pas grand chose, j’avais trouvé le film assez plat, un peu ennuyeux. En revanche, j’avais bien en tête le physique des acteurs du film en lisant le livre notamment pour Markus joué par François Damiens.

(Dame Lapin) J’ai bien aimé cette couverture dans l’édition de poche Folio. Une femme, assise dans un bar, et ces couleurs. Rien de trop sérieux, un dessin assez enfantin même.

La quatrième de couverture :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
– Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie.
Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

NB : en fonction des sites sur lesquels on cherche le livre, on peut trouver d’autres résumés qui en disent plus sur ce qu’il va se passer dans le livre. J’ai fait le choix ici d’être fidèle à la quatrième que nous avions en mains et qui est un extrait du début du roman.

Après lecture :

(Dame Lapin) Ce roman ne restera pas dans les annales, même s’il ne fut pas désagréable. J’ai quand même eu du mal à ne pas le lire d’une traite, sûrement du fait du style d’écriture, assez fluide et que j’ai trouvée sympathique. J’ai été surprise par le début, de par la quatrième de couverture je ne m’attendais pas à ça, là. J’ai été un peu refroidie, j’ai eu du mal à aimer le personnage de second plan qu’est Charles. Ce qui m’a le plus plu dans ce livre a été ses apartés décalées, l’humour loufoque, et le côté plus léger dans l’écriture après le premier quart.

J’ai été déçue que l’auteur aille en profondeur sur l’instant présent, ce qui permet de bien saisir l’émotion actuelle, mais ne fasse pas plus d’effort sur « l’autour »: pas de description physique de Nathalie ni des autres personnages, j’ai eu du mal à les imaginer dans la réalité.

En tout cas j’ai été ravie de partager ce moment avec Madame Ourse, et ça, ça vaut bien 22,5 millions de Krisprolls ! [NDLR : qui aura lu le livre comprendra la référence !]

(MadameOurse) C’était la première fois que je lisais David Foenkinos et j’ai découvert une plume particulière que j’ai appréciée. Il est très centré sur l’émotion, le ressenti du personnage et il y a cet humour dans l’écriture dont vient de parler Dame Lapin. Entre les chapitres de l’histoire sont insérés d’autres chapitres comme des parenthèses, très courts et qui ont juste pour vocation de donner un détail hyper précis sur un instant du chapitre précédent. Ce sont des détails complètement inutiles donc loufoques : les paroles de la chanson écoutée, un extrait du roman lu, la recette du plat préparé, le code de l’immeuble du personnage, etc.

On va suivre dans ce roman Nathalie, dans son milieu professionnel principalement. Après un drame dans sa vie personnelle, elle tente de rattacher ses wagons. Charles, son patron, va essayer de profiter de sa faiblesse. C’est un homme extrêmement lourdaud, détestable ! Et il y aura Markus, il travaille sous les ordres de Nathalie, c’est un homme banal, au physique ingrat, pas très intéressant à côtoyer. Et pourtant… il va parvenir à apporter quelque chose à Nathalie à ce moment-là de sa vie. J’ai aimé les indécisions des personnages, le côté hésitant de la vie, je fais un pas en avant puis deux en arrière. Et j’ai trouvé certains passages complètement crédibles notamment à travers la vénération que Markus a pour la si belle Nathalie et la conscience très forte qu’il ne peut avoir aucune chance avec elle.

C’est un roman assez particulier, bien loin de mes habitudes de lecture. Mais il a été agréable à lire et intéressant.
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2 commentaires sur « [Duo lecture] La délicatesse, David Foenkinos »

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