La lectrice de la semaine (23)

Bonjour à tous ! Cela faisait quelque temps que nous n’avions pas mis à l’honneur une lectrice volontaire. Aujourd’hui, c’est avec Mira de La curiosithèque que nous commençons la semaine livresque.

La liseuse : Comment t’est venu l’amour de la lecture ?

Depuis toujours ? Je me rappelle à peine avoir appris à lire… C’est comme si c’était gravé dans mon ADN et que la capacité eût été innée. Mais bien sûr, ça a une origine, tout ça. Je dirais que j’ai eu plusieurs figures de lectrices, qui ont su attiser et entretenir l’envie de lire.

D’abord, il y avait des livres à la maison, car ma maman était une grande lectrice (était, car aujourd’hui, elle préfère les jeux sur téléphone… Consternation ! Si on pouvait déshériter ses propres parents, des fois, hein ?). Tous les samedis, on faisait une virée à la bibliothèque, avant qu’elle nous dépose à la musique, dans le bâtiment d’en face. J’ai le souvenir d’une longue salle, profonde, un peu antique, dont les rais de lumière faisaient apparaître toute la poussière accumulée. Directement à côté de l’entrée, se trouvait un meuble bas à hauteur d’enfant : j’y sélectionnais mes Oui-oui. Ma mère a d’ailleurs tenu le premier point lecture de mon village. Chaque fois qu’elle faisait des achats pour cette petite bibliothèque, on en avait la primeur : c’était Noël.

Ensuite, il y avait cette grand-tante, une petite dame aux cheveux courts et grisonnants, grande marcheuse et grande lectrice, qui m’a aussi beaucoup inspirée.

Enfin, le CDI de mon collège a été pour moi un refuge contre l’incompréhension de mes petits camarades.

La liseuse : A quel(s) moment(s) de la journée et où lis-tu ?

Je lis surtout le soir, dans mon lit. J’ai acheté un excellent coussin de lecture, qui donne l’impression d’être adossé à un vrai fauteuil. Il est confortable et coloré.

Mais quand le soleil refait son apparition, j’adore lire derrière la baie vitrée ou carrément dans un transat dehors, et là, j’y passe mes après-midi…

La liseuse : Tu lis sur papier ou sur écran ?

Les deux, sans discrimination ! J’adore les livres papier, je suis une fétichiste des couvertures et je me drogue aux odeurs des livres. Mais il faut dire que la liseuse est très pratique : entre sa légèreté, son rétro-éclairage (pour le soir, quand la lumière manque, ou au contraire, sous le soleil, quand on est ébloui, c’est bien pratique !), la possibilité de jouer sur la taille et la forme des caractères, le nombre impressionnant de livres qu’on peut y caser (commode quand on part en voyage, indécise sur son type de lectures !).

La liseuse : Où te fournis-tu ? Es-tu inscrite à la bibliothèque ?

Partout où je peux ! Dans les librairies à disposition et à la médiathèque.

Sinon, je vis à la campagne et j’ai parfois besoin de livres particuliers que je veux ABSOLUMENT TOUT DE SUITE ; j’ai donc recours à Amazon ou à tout autre site qui me propose ce que je recherche (Bookdepository, Momox…).

La liseuse : Que lisais-tu quand tu étais enfant / adolescente ?

J’ai été marquée par la lecture imaginaire : j’ai reçu en cadeau un magnifique album, qui s’intitulait Les histoires du Grand Arbre (ou une expression du genre), et que je regrette d’avoir égaré. Sur une page, ou une double page, il évoquait les histoires de différents animaux qui vivaient dans ce Grand Arbre, comme dans un immeuble. Les illustrations étaient magnifiques.

Je me souviens aussi avoir lu quelques livres qui, Ô stupeur, parlait du même univers ! Il se trouvait que j’étais tombée, sans le savoir, sur le tome 1, puis sur le tome 3 du Monde de Narnia !

Je me rappelle aussi avoir été très impressionnée, adolescente, par le roman L’amour à reculons, de Gudule et par Cet amour-là, d’Eve Dessarre. J’avais d’ailleurs télescopé les deux histoires ! Le premier parle d’une histoire d’amour dans le contexte de la séropositivité et le second sur fond de Seconde Guerre Mondiale.

A la médiathèque, j’ai aussi beaucoup emprunté de bandes-dessinées franco-belges, comme les Lucky Luke, les Astérix, les Petits Hommes

La liseuse : Quels types de livres t’attirent le plus ? Et ceux que tu n’aimes pas ?

Tout ce qui touche à l’imaginaire ! Le fantastique, la fantasy, la SF, jeunesse comme adulte. C’est ce qui m’a toujours fait voyager le plus loin !

Ceux que je n’aime pas ? En voilà une belle colle. Je suis très ouverte sur les genres, donc… euh… Je dirais tous ceux qui sont mal écrits, dont l’univers est mal construit et qui me laissent un arrière-goût de carton dans la bouche après lecture.

La liseuse : Quel est ton rythme de lecture ?

Grâce à Goodreads, je sais que je lis un peu plus d’une centaine de livres par an, toutes catégories confondues.

La liseuse : Que lis-tu en ce moment ?

Je me suis lancée sur l’Intégrale du Paris des Merveilles de Pierre Pevel. Une copine, fanatique des romans policiers, était en train de le lire et elle était ravie que l’intrigue associe intrigue policière et fantasy de contes de fée. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre d’essayer de la rattraper. Bon, elle a quand même un tome d’avance sur moi…

La liseuse : Un roman que tu n’as pas pu finir ?

Le seigneur des anneaux ! Je vais me faire tuer par les afficionados de Tolkien, mais je n’ai jamais réussi à aller au-delà des cent premières pages. J’ai lu le traité sur les hobbits, puis le début et chaque fois – car j’ai tenté à plusieurs reprises, j’ai lâché.

La liseuse : Quels sont tes auteurs fétiches ?

Ils changent tout le temps ! Ce que j’aime, c’est la découverte, et ce sont surtout les livres. Mais je peux dire par exemple, que j’aime beaucoup Pauline Alphen, dont les Eveilleurs, une saga de fantasy pleine de poésie, ont été une véritable révélation pour moi ; je sais aussi qu’un livre de Neil Gaiman n’est jamais un mauvais investissement ; enfin, j’apprécié également la plume de Rainbow Rowell, que je trouve délicate et juste.

La liseuse : Quels sont tes romans coup de cœur ?

Ah ! J’ai déjà en partie répondu ! Alors, pour ne pas me répéter, je vais parler des plus récents : j’ai été épatée par l’univers construit et par l’intrigue remarquablement ficelée de La couleur du mensonge, d’Erin Beaty ; j’ai aussi été très remuée par Le syndrôme de la vitre étoilée, de Sophie Adriansen ; la beauté de l’univers du Veilleur des brûmes de Robert Kondo m’a absolument séduite ; enfin, j’ai adoré revisiter le monde du Château de Hurle, de Diana Wynne Jones, qui m’avait marquée dans son adaptation Le château ambulant, du studio Ghibli.

 

 

Merci Mira de ta participation et à très vite pour une nouvelle Lectrice de la semaine. Si vous avez envie de participer, n’hésitez pas à nous contacter !

3 commentaires sur « La lectrice de la semaine (23) »

A vos claviers !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s