La femme qui ne vieillissait pas, Grégoire Delacourt

Quatrième de couverture :

« À quarante-sept ans, je n’avais toujours aucune ride du lion, du front, aucune patte d’oie ni ride du sillon nasogénien, d’amertume ou du décolleté; aucun cheveu blanc, aucune cerne; j’avais trente ans, désespérément. »

Il y a celle qui ne vieillira pas, car elle a été emportée trop tôt.

Celle qui prend de l’âge sans s’en soucier, parce qu’elle a d’autres problèmes.

Celle qui cherche à paraître plus jeune pour garder son mari, et qui finit par tout perdre.

Et puis, il y a Betty.

L’avis de MadameOurse :

J’avais déjà lu Grégoire Delacourt il y a 3 ans et j’avais dit que je le relirai. Il y a 3 ans quoi et j’en ai jamais reparlé depuis… Mais là j’avais une certaine curiosité face à ce titre et à son titre justement. Alors c’était l’occasion.

Le roman est découpé en paragraphes assez courts qui chacun évoquent une année de la vie de Betty. J’ai retrouvé très vite le style de l’auteur, un style particulier, poétique, envoûtant, on a l’impression qu’il évoque son histoire de loin, avec légèreté et pourtant il fait passer une émotion forte. Ce doit vraiment être ça le style Delacourt et d’ailleurs je me rends compte en préparant cette chronique que Lunatic nous a décrit de la même façon le style de l’auteur il y a deux mois quand elle a lu Danser au bord de l’abîme.

Dans ce roman, on va suivre Betty, de sa vie de petite fille à sa vie de femme de 60 ans. Une petite fille qui perdra sa maman assez tôt et qui sera marquée pour ce deuil puis une jeune femme des années 60 qui vivra la passion amoureuse, la maternité, etc. En somme un récit de ce qu’est la vie de toute femme. Sauf que. A l’âge de 30 ans, Betty ne vieillira plus. Et les 30 années qui suivront elle aura alors ce même visage lisse, celui de ses 30 ans. Le rêve de toutes les femmes, n’est ce pas ? Sauf que vous arrivez alors à 45 ans, avec un visage de 30 ans et un mari qui lui fait 45 ans. Le poids des regards à subir alors sur ce couple avec écart d’âge. Et puis un jour vous avez 60 ans, votre fils en a 30. De nouveau le poids des regards sur ce si joli couple qu’on prend pour des amoureux…

Vous avez compris, je pense, qu’il va donc vite être très douloureux pour Betty de continuer à faire 30 ans… Comment continuer à vivre normalement ? Comment expliquer aux gens, jour après jour que oui elle a ce visage lisse mais non elle n’a pas 30 ans ? Et je ne vous explique pas les quiproquos administratifs…

Ce roman est très intéressant de par le thème traité mais je n’ai pas pu me sortir de la tête qu’il s’agissait d’un homme qui écrivait sur l’apparence et la vieillesse des femmes. Et oui, ça m’a gênée et je sais très bien que c’est uniquement dû a des a priori ridicules. Par ailleurs, je ne sais pas encore ce que c’est finalement de vieillir, d’arriver à 40 / 50 ans et sentir son corps diminué. Du coup j’avais un regard neutre sur les pages qui évoquent cela, je ne suis pas en mesure de juger de la véracité des propos.

Au delà de ça, Grégoire Delacourt, signe ici un récit raconté avec douceur et comme un voile sur les sentiments, tout y est dit mais avec une petite distance, une légèreté. C’est un style bien particulier qui personnellement m’a beaucoup plu.

Ma notation :

Un joli roman même si des a priori m’ont empêchée d’en savourer encore plus la lecture.

4 commentaires sur « La femme qui ne vieillissait pas, Grégoire Delacourt »

  1. Jolie chronique qui m’a donné envie de lire ce livre.
    Par contre ta phrase  » je ne sais pas encore ce que c’est finalement de vieillir, d’arriver à 40 / 50 ans et sentir son corps diminué. » m’a fait sursauter. Bien sur, le corps change et l’on n’est pas à 20 ans comme à 30 ans, à 40 ans ou à 50 ans. Mais pour autant, dire qu’à 40 ou 50 ans, le corps est « diminué », le terme est peu être un peu fort ! Pour ma part, j’ai 40 ans et d’un coup tu m’as fait me sentir super vieille 😥

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    1. Ce n’est pas à prendre comme ça c’est l auteur lui même qui évoque ds le récit certaines pertes d énergie que vit Betty en fonction de son âge. Loin de moi l idée de dire que nous sommes vieux a 40 ans (j’en ai 34)

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