Ceux qui te mentent, Nuala Ellwood

Quatrième de couverture :

Kate est reporter de guerre et souffre de stress post traumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep.

Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul. Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

L’avis de Lunatic :

Je n’avais pas lu de thriller depuis quelques semaines, et je ne suis pas déçue d’avoir repris avec ce titre. Ce roman a su totalement me captiver et le retournement de situation à la fin du roman m’a vraiment convaincue. J’adore me faire avoir en beauté de la sorte.

Dès le début du roman on comprends que l’histoire de Kate est compliquée. On assiste à des interrogatoires lors d’une garde à vue, sans savoir ce qu’on lui reproche alors. Le médecin chargé de l’interrogatoire la pousse dans ses retranchements, cherche la faille en elle. Elle revient d’un reportage en Syrie, témoin de drames et elle culpabilise de ne pas avoir pu sauver un petit garçon. A son retour, elle s’est installée dans la maison de sa mère récemment décédée où son enfance malheureuse lui revient sous forme de souvenirs et flashbacks. Le soutien de Paul, son beau-frère si bienveillant et attentif ne lui apporte que peu de réconfort. Dépression, alcool, culpabilité, solitude: Un cocktail explosif pour tout foutre en l’air dans sa vie. Puis les nuits, elle entends un enfant pleurer et croit apercevoir un jeune garçon dans son jardin! Est-ce son imagination comme le présume la police et ses proches? Elle n’y croit pas, ce garçon est en danger selon elle…

Ce roman se lit très bien, pourtant on enchaîne pas les révélations ou les surprises. Le rythme peut presque paraitre un peu lent, mais ce n’est pas ennuyeux pour autant. On rentre dans la tête de Kate, on assiste à ses souvenirs, et on se demande bien qui elle peut bien être réellement. On se prends à douter d’elle, après tout elle boit pas mal, elle ne parait pas très stable dans sa vie. J’ai beaucoup aimé la façon dont son métier de journaliste est décrit, et comment les journalistes peuvent être marqués à vie par les scènes auxquelles ils assistent dans ces pays en guerre. L’auteur insiste également sur ce besoin du scoop absolu et l’utilisation des réseaux sociaux dans le journalisme, ce que Kate se refuse à faire.

La fin arrive, on sait enfin pourquoi Kate était en garde à vue. C’était juste ça? on est presque déçue. Puis l’auteur nous a concocté un retournement de situation, un truc que je n’avais pas vu venir du tout. Et la je souris, je trépigne sur place et je me dis qu’elle a réussi, elle m’a eu jusqu’au bout. Bravo!

Ma notation :

Un thriller saisissant! J’ai beaucoup aimé.

 

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