Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa

Quatrième de couverture :

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

L’avis de Lunatic :

J’ai croisé ce roman à de nombreuses reprises sans y porter vraiment d’attention. Je trouvais la couverture sympa mais j’imaginais un roman pour ado (toujours mes fameux a priori). C’est une chronique vidéo de Gérard Collard qui m’a convaincu de l’acheter.

Ce roman nous fait voyager jusqu’à Tokyo, au sein d’un petit quartier ressemblant à un village. On entre dans l’échoppe de Sentarô, vendeur de dorayaki, un gâteau ressemblant à un pancake, fourré à la pâte de haricots rouges. Le jeune homme solitaire, secret et discret se contente de préparer des produits industriels. Un jour, une vieille dame lui demande du travail, d’abord réticent, il accepte et découvre ses talents culinaires.

Ce duo original s’apprivoise lentement, un lien se crée entre eux. Sentarô est intrigué par cette femme, portant sur son corps les traces d’une maladie. Mais rapidement, Tokue est invitée à ne plus venir travailler, elle serait responsable de la baisse de fréquence de l’échoppe. Sentarô retrouve sa trace et apprend alors ce qu’a vécu la vieille dame.

En somme, rien de bien passionnant dans l’histoire du roman, et pourtant c’est un petit bijou de poésie. Les deux personnages bien que très différents sont chacun à leur manière très attachants. Le rythme du récit est lent, mais il se prête parfaitement aux descriptions culinaires, aux discussions de nos deux personnages et à l’évocation du passé de Tokue. Le temps de ma lecture, je sentais presque l’odeur des gâteaux de Tokue, et j’entendais le vent qui soufflait dans les feuilles du cerisier. On referme ce roman apaisé, avec le sentiment d’avoir grandi en sagesse.

Ma notation :

Un voyage dépaysant et poétique.

5 commentaires sur « Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa »

  1. J’ai tellement envie de lire ce roman ! Il faut vraiment que je pense à l’acheter prochainement 🙂 pour le Printemps ! Je pense que c’est une lecture qui s’accorde parfaitement à cette saison, pas vrai ? 😉 merci pour ta chronique 🙂

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