La passeuse, Michaël Prazan

Quatrième de couverture :

1942, quai de la gare des Aubrais : Bernard Prazan, 7 ans, serre fort la main de Thérèse qu’il doit appeler Tata mais qu’il connait à peine.
Quelques heures plus tôt, sa véritable tante les a confiés, lui et sa sœur, à cette inconnue pour qu’elle les fasse passer en zone libre.Mais au moment de quitter la gare, l’enfant comprend au regard de la passeuse qu’elle va les livrer aux Allemands. Pourtant, elle se ravise et les sauve.
Dénoncée à son tour pour ce geste héroïque, elle sera déportée à Auschwitz-Birkenau, Mauthausen puis Ravensbrück.
Elle en reviendra.
De son vivant, Bernard a toujours affirmé qu’elle travaillait pour la GESTAPO? QUI était-elle?Une collabo repentie ou une juste ignorée?

L’avis de Lunatic :

J’ai commencé ma lecture pensant lire un roman, et en faisant une recherche sur l’auteur je me suis aperçue qu’il s’agissait de l’histoire de son père: Bernard Prazan et qu’en parallèle de ce livre, il y avait eu un documentaire pour l’INA: La passeuse des Aubrais. Bernard, né en 1935 de parents juifs évoque le début de la guerre, les rafles de Paris, le départ de son père, la rafle de sa mère et la mort qui les attendait à Auschwitz. Il nous parle de sa tante et des gens qui lui ont permis à lui et sa sœur d’être emmenés en zone libre. Il évoque entre autres une femme, qui les accompagne dans un train et dont il sentira dans son regard qu’elle devait les trahir et les livrer à la Gestapo. Elle ne l’a finalement pas fait. Michaël Prazan part alors à la recherche de cette femme, qui par chance est encore en vie et peut à son tour nous retracer ses années de guerre et livrer une toute version. Mais qui croire?

Ce texte m’a vraiment touchée pour toutes les émotions qui en ressortent. Un texte plein d’humanité, qui amène à se poser plein de questions. J’ai trouvé déjà surprenant que Bernard, qui a toujours refusé de se confier sur son histoire accepte finalement, comme un besoin de vérité tellement d’années après les faits sans doute. On ressent dans son témoignage toute la culpabilité que portent les « survivants », comme on peut le lire dans d’autres témoignages similaires. On ne peut être insensible à ses révélations. J’imagine comme cela a du être difficile et émouvant à entendre pour Michaël Prazan. J’ai aimé la façon dont l’auteur retrace son enquête pour essayer de retrouver cette femme. Cette femme qu’on a envie de croire par moments, mais en même temps j’avais en tête le récit de Bernard Prazan qui n’était pas le même. Alors qui croire? Où se situe la vérité?

Ma notation :

Un récit touchant, que je vais compléter en regardant le documentaire au plus vite.

 

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