Duo lecture : La tresse, Laetitia Colombani

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Je dirai parce qu’on est faibles ! Si vous suivez un peu la blogo livresque, vous avez forcément vu passer cette couverture. C’est un livre dont on lit beaucoup de bien. Et quand ça plait autant, ça me rend toujours curieuse…

(Lunatic) En début d’été j’entendais plusieurs fois par jour à la radio le spot publicitaire pour ce roman. Un vrai bourrage de crane qui a réussi puisque j’ai eu envie de lire. En en discutant avec Madame Ourse, on a décidé de se le lire en duo.

La couverture :

(Lunatic) Un jaune criard, qu’on ne loupe pas en magasin, où la stratégie commerciale fonctionne bien car bien souvent on trouve des masses d’exemplaires de ce roman.

(MadameOurse) Cette couverture est assez simple mais sa couleur jaune si marquée rend le livre très attractif, je suis sûre que j’aurais été tentée de le prendre en mains dans les rayons d’une librairie pour en lire la quatrième de couverture.

La quatrième de couverture :

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Après lecture :

(MadameOurse) J’ai complètement chaviré dès les premiers paragraphes, en Inde où l’on découvre Smita. Je me suis pris un électrochoc en découvrant ses conditions de vie. C’est une Intouchable. Moi j’avais en tête la définition française (« qui ne peut être l’objet d’aucune critique, d’aucune sanction », Larousse) alors que dans la société indienne la définition est complètement à l’opposé (« membre des castes les plus basses considérées comme si impures qu’elles peuvent transmettre la pollution par simple contact physique », Larousse). La façon dont elle est contrainte de vivre est horrible, complètement inacceptable et choquante. J’ai appris une chose que je ne savais pas et c’est triste. Et en même temps j’ai été touchée au plus profond par sa volonté de se battre. Pas pour elle mais pour sa fille, pour que celle-ci ait une chance d’échapper à ces conditions de vie, à ce qu’ils nomment le karma.

Dans les chapitres suivants, j’ai découvert les 2 autres personnages, Giulia, jeune italienne libre, dynamique qui m’a bien plu également. Elle travaille dans l’usine familiale de confection de perruques. Et puis, au Canada, il y a Sarah. Encore un personnage bien différent, c’est une avocate à succès qui ne vit que pour le travail. Je ne me suis pas sentie proche du tout de cette femme même si elle va vivre des événements difficiles par la suite.

L’histoire se tisse de chapitre en chapitre, d’une femme à l’autre, Smita et sa fille qui trouveront moyen de s’échapper de leur destinée mais pour se retrouver où ? Giulia, de son côté, va devoir reprendre en main l’usine familiale au devenir instable. Et Sarah va affronter un événement douloureux qui lui fera perdre pied de cet empire professionnel qu’elle s’est battit. Chaque fois, j’étais ravie de tourner ces pages qui me ramèneraient à Smita. Les chapitres sont courts tout comme le roman lui même.

Bien évidemment, il y a un lien qui se fera entre ces 3 femmes, un lien finalement assez simple et dont on peut se douter. Le but n’est sûrement pas de faire un mystère mais l’idée de lier ces femmes ainsi à travers le roman est jolie. J’ai vraiment aimé ma lecture. Essentiellement grâce à Smita. Mais j’ai aussi eu un goût de trop peu. Une histoire courte et un manque de conclusion à ce que chacune des femmes va devenir. Ceci dit je garderai ce roman à l’esprit et espère fort relire l’auteure à travers un récit d’une autre Smita, si possible ?

(Lunatic) Mon avis sera aussi court que ce roman. Le titre, l’image de couverture et les spots publicitaires ne laissaient aucun doute sur le thème du roman et ce fameux  lien qui va relier les trois femmes. Alors je dois être sans coeur ou insensible, mais à l’inverse de Madame Ourse, je n’ai pas du tout été touchée par l’histoire de Smita, et pas plus enchantée par le récit de Giulia ou Sarah. J’ai aimé la construction du roman où se succédaient les récits des trois femmes, ça à l’avantage de se lire vite, très vite même, mais j’ai trouvé le style plat, limite ennuyeux. Je m’attendais à de jolis portraits et j’ai trouvé que c’était très caricatural et niais. Bref, une réelle déception par rapport à l’attente que j’avais.

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8 commentaires sur « Duo lecture : La tresse, Laetitia Colombani »

  1. Je l’ai lu aussi cet été, et j’ai beaucoup aimé. Les paragraphes courts qui passent d’un personnage à l’autre étaient parfaits pour les nombreuses interruptions à la plage, donc ça m’allait très bien à ce moment-là. Je dois être ‘bon public’, car je ne l’ai pas du tout trouvé caricatural comme Lunatic, alors bien sûr, ça se lit vite, mais je me suis bien plongée dans les 3 histoires en parallèle et y ai au contraire trouvé des personnages intéressants et attachants. Avec, comme Madame Ourse, l’envie d’en savoir plus sur l’après, surtout dans le cas de Smita. 🙂

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  2. Moi j’ai adoré. Excellent moment de lecture cet été. J’ai trouvé ça beau, fort. Et nous rappelle que tout vient de quelque part. Tout à une histoire. Et on l’oublie dans notre société où il est si facile de consommer comme si tout tombait du ciel. J’aurais aimé également qu’on en sache plus que ça aille plus Loin j’étais frustrée quand c’est finis.

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  3. Me revoilà ici. Je l’avais oublié et une copine vient de le lire et de me le filer. Je retrouve un mélange de vous deux dans mon impression. J’ai aimé les histoires, il se lit vite, je suis restée sur ma faim comme Madame Ourse. Un peu trop bref, chapitre un peu trop court.
    Je rejoins Lunatique dans la platitude même si je ne me suis pas du tout ennuyée. Pas assez de détail, aucun dialogue, paradoxalement on se contente un peu de survoler les histoires de ces trois femmes. J’ai toujours une drôle d’impression en lisant ce genre de livre très bref qui pourrait au final très facilement être un pavé. Mais j’ai aimé quand même.

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