La délicatesse du homard, Laure Manel

Quatrième de couverture :

Elle est partie aussi loin qu’elle a pu, pour rejoindre le début du bout du monde… et venir s’échouer au pied d’un rocher face à la mer d’Iroise.
Elle dit s’appeler Elsa.
Elle ne veut pas qu’on lui pose de questions.
Qui est-elle ? Que cache-t-elle ?
Et lui, que cache sa rudesse ? Lui qui l’accueille sans même savoir pourquoi…

Un roman à deux voix. Deux voix qui se racontent, et se taisent. Deux voix qui laissent place aux pas des chevaux, au vent qui plie les herbes sur la dune, au ressac sur le rivage et aux souvenirs échoués sur le sable.

L’avis de MadameOurse :

Encore une fois, un roman qui m’a tentée par sa jolie couverture, je me suis plongée dans ma lecture sans trop en attendre quoi que ce soit. Agréable surprise de se plonger dans un cadre géographique qui m’est quotidien !

Le roman débute par le « sauvetage » d’une femme en bord de mer. François découvre cette inconnue et l’amène chez lui. Il va alors mettre de nombreux jours puis semaines à apprendre qui elle est. En effet, Elsa refuse obstinément de dire d’où elle vient, qui elle est mis à part ce prénom qui n’est pas le sien. François va alors respecter son choix et lui laisser la possibilité de choisir ce qu’elle livrera d’elle. On sait qu’elle a souffert, qu’elle cache des secrets qui peuvent être lourds et qui sont à l’origine de sa fuite. Elle n’a pas envie d’y repenser ce qui fait qu’elle ne livre pas non plus ses pensées au lecteur. On avance ainsi à tâtons avec François. J’ai trouvé le livre bien mené parce qu’il n’y a pas de suspense, ce n’est pas le but, on sait qu’on va découvrir ce que cache Elsa et on n’est pas pressés. Enfin moi c’est comme ça que j’ai vécu ma lecture, avançant en confiance, profitant des chapitres sans m’obstiner sur le secret d’Elsa.

Le roman est une alternance de courts chapitres ce qui donne une lecture assez rapide, on passe de François à Elsa. Dans la première partie du roman, j’ai retrouvé le style d’écriture qu’on connait chez Agnès Lédig, ce sentiment d’être dans la tête du personnage à l’écouter penser. Je n’aime pas trop ça, j’aime mieux quand l’auteur suggère les pensées et ressentis de ses personnages. Comme Agnès Lédig aussi, il y a cette évocation de la résilience à travers Elsa qui est parfaitement consciente qu’elle va psychologiquement mal et qui va s’accrocher à chaque joli moment vécu pour s’en faire une béquille et aller chaque jour un peu mieux. Le cadre du roman dans le centre équestre tenu par François amène d’ailleurs d’agréables moments de vie.

Sans surprise, la relation entre François et Elsa va évoluer vers ce que l’on s’attend tous à trouver. C’est une histoire d’amour moderne où l’auteure nous décrit bien aussi l’attraction des corps. Et puis, la confiance va gagner leur relation et Elsa va se dévoiler. Souvent à la faveur de moments de crise vécus dans sa nouvelle vie. Je n’aurais pas pu imaginer les secrets qu’elle cache, les douleurs qu’elle a vécues. François aussi se confiera sur son passé à Elsa. Et au final, on a la construction d’un bien joli couple, fort d’un passé difficile.

Ma notation :

Si j’ai beaucoup été perturbée dans le début de ma lecture par des similarités avec les écrits d’Agnès Lédig, j’ai, heureusement, pu me laisser emporter par la force des secrets révélés et par la belle histoire d’amour contée par Laure Manel.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

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