Cette terre promise, Erich Maria Remarque

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Quatrième de couverture :

Ludwig Sommer, jeune Allemand pourchassé par les nazis, a enfin rejoint les États-Unis. Son permis de séjour en poche, il part à la découverte de cette terre promise dont les richesses semblent inépuisables. Mais les souvenirs et blessures de la guerre, toujours vivaces, remettent en question la possibilité d’un nouveau départ.
Dans cet ultime roman, inédit en France, l’auteur d’À l’ouest rien de nouveau (Stock, 1929) brosse le portrait d’une incroyable communauté d’exilés tout en offrant une réjouissante satire de la société américaine.

L’avis de Lunatic :

Si j’ai eu envie de lire ce roman, c’est pour son auteur. Je me souviens avoir dévoré quand j’étais adolescente A l’Ouest rien de nouveau et enchaîné avec Arc de triomphe. C’est avec plein de curiosité que je me suis plongée dans ce roman inachevé, enfin traduit en français. On est en 1944, à New-York. Sur l’Ile d’Elis Island, on rencontre Ludwig Sommer, réfugié Allemand qui attend sur cette île comme des centaines d’autres réfugiés le droit de rentrer aux États-Unis. Il a traversé l’atlantique en prenant une autre identité, celle d’un juif allemand (quelle ironie pour l’époque…). En Europe, il a connu de nombreux malheur (interné, traqué par la Gestapo…). Grâce à l’action d’un riche homme d’affaire il sort de l’Ile et est hébergé à l’hotel Rausch, où il côtoie d’anciennes connaissances du vieux continent et y fait de nouvelles rencontres. On suit alors les aventures, les vies nouvelles de ces réfugiés. Ludwig Sommer se met en quête d’un travail, et intègre le milieu des marchands d’arts. J’ai aimé le portrait qu’il nous est fait alors de ce milieu. Il rencontre également une belle italienne, Maria Fiola qui lui donne envie de reprendre goût à la vie. Une vie qui depuis son arrivée aux États-Unis est faites de remords, de souvenirs, d’espoir perdu. La guerre achevée, on se demande alors s’il va rester aux États-Unis ou vouloir retourner en Allemagne.

Ce roman cumule des tas d’intérêt. On y découvre le New-York des années 40. On apprend comment ont été accueillis les réfugiés venus d’Europe et montre à quel point il a été difficile pour eux de retrouver une vie normale, d’oublier leurs racines européenne et leurs proches laissés là bas. Puisqu’il s’agit d’un roman inachevé, on nous propose les notes que l’auteur avait laissé pour nous donner des pistes sur la fin du roman. J’ai été assez frustrée au départ de ne pas savoir ce qu’il allait advenir de Ludwig, puis finalement il a pu continuer ainsi à vivre dans mon imagination comme je l’aurai voulu, sans que l’auteur me dicte une fin ou oriente son avenir. Mon final est joyeux, optimiste et lumineux, au contraire de l’auteur qui je pense nous aurait amené vers une fin plus sombre et tragique.

Ma notation :

Un très beau roman.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

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