Les vies de papier, Alameddine Rabih


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Quatrième de couverture :

Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, est inclassable. Mariée à 16 ans à « un insecte impuissant », elle a été répudiée au bout de quatre ans. Pas de mari, pas d’enfant, pas de religion… Non conventionnelle et un brin obsessionnelle, elle a toujours lutté à sa manière contre le carcan imposé par la société libanaise. Une seule passion l’anime: la littérature. Elle a en effet pour les mots un désir inextinguible. À tel point que, chaque année, le 1er janvier, elle commence à traduire en arabe l’un de ses romans préférés. Un travail ambitieux qui finit toujours par échouer dans un tiroir. Car les quelque trente-sept livres traduits par Aaliya au cours de sa vie n’ont jamais été lus par qui que ce soit.

L’avis de Lunatic :

Ce roman était un de ceux que j’avais le plus envie de lire en cet automne. De par son résumé qui me semblait prometteur, et avec l’envie aussi de découvrir un auteur que je ne connaissais pas. Madame Ourse m’a gâtée en m’offrant ce roman, encore merci à elle.  J’ai mis plus de deux mois à finir ce roman. Non pas parce qu’il m’a ennuyé, mais au contraire, j’ai été captivée par ce récit, et j’avais besoin de me consacrer totalement à ma lecture pour en apprécier l’écriture. Je devais être dans ma bulle, me réserver des moments privilégiés de lecture pour ne pas gâcher ce texte. En bref, j’ai savouré ce roman en faisant durer le plaisir.

On est au Liban avec Aaliya, une libraire, qui depuis 40 ans chaque 1er de l’an se prête à un curieux rituel. Elle choisit un roman français ou anglais qu’elle s’applique à traduire en arabe. Le plus étonnant c’est qu’elle ne fait pas cela dans un but de publier sa traduction. Chaque traduction trouve ensuite sa place dans un carton. Sa vie est ainsi rythmée par ses traductions, une vie douce, apaisée bien différente de la description qui est faite en parallèle de ce qui se passe à l’extérieur de son appartement, dans les rues de Beyrouth. Au fil du roman Aaliya évoque sa mère, son enfance, son mariage, ses amitiés, ses voisins, mais surtout l’amour qu’elle a pour les livres, pour les écrivains, qui l’aident à donner un sens à la vie. J’ai pris de nombreuses notes sur les références littéraires que l’auteur égraine dans le récit, avec l’envie de me plonger à mon tour dans les livres qu’aime Aaliya.

Avec ce roman, j’ai appris l’histoire du Liban, de ses guerres, de ses drames. J’aime la façon dont l’auteur veut montrer à quel point la littérature, les livres ne sont pas que des mots. Mais surtout, je sais pourquoi j’aime lire, et ce roman donne encore davantage l’envie d’ouvrir d’autres livres. Un texte superbe, qui ne peut que ravir les amoureux des livres.

Ma notation :

Un réel coup de coeur.

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5 réflexions sur “Les vies de papier, Alameddine Rabih

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