Les mots entre mes mains, Guinevere Glasfurd

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Quatrième de couverture : 

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.

L’avis de MadameOurse :

J’avais noté ce roman dans ma sélection de la rentrée littéraire et j’ai eu la chance de le recevoir, offert par Lunatic. J’ai été ravie qu’elle m’ait choisi ce titre car je ne sais pas si j’aurai passé le pas de l’acheter par peur que le fait d’être confrontée au personnage de René Descartes et à ses œuvres ne me plaise pas.

En fait, le personnage au cœur du roman c’est Helena, pas Descartes. Elle a tout juste 18 ans lorsqu’elle devient la servante de M. Sergeant chez qui elle rencontrera Descartes. Et il va se nouer entre eux une histoire d’amour simple qui prendra sa source dans l’intérêt que porte Descartes à cette jeune femme qui sait lire et écrire ce qui est très rare pour une femme au 17ème siècle. Il va voir en elle un peu comme un sujet d’étude et à côté de ça, en deviendra amoureux. Mais cette histoire d’amour n’est ni conventionnelle ni acceptable, leur classe sociale les séparant.

Dans la première partie du récit, nous sommes à Amsterdam chez M. Sergeant, on découvre Helena et sa vie passée et c’est les premiers échanges avec Descartes qu’elle n’appellera jamais autrement que « Monsieur » comme il se doit au vu de son rang de servante. Par la suite, l’histoire évolue et mènera Helena dans d’autres villes de Hollande et le récit se fera plus personnel, plus centré sur la vie des personnages alors qu’il était beaucoup question de la lecture, l’écriture, les oeuvres littéraires dans la première.

Tout le roman est raconté sur un ton vraiment très doux. J’ai trouvé qu’il se lisait très vite, tout est fluide, les années passent sans qu’on le ressente, sans temps mort. On s’inquiète avec Helena, on est tristes avec elle et pour autant ce n’est pas un roman qui m’a tiré des larmes comme si l’auteure avait parfaitement dosé sa gestion des sentiments. Je suis très contente d’avoir pu lire ce livre un peu en marge de ce que j’ai l’habitude de lire. J’ai beaucoup aimé le thème principal du roman qui nous fait réfléchir sur la vie que peut avoir ce couple de classe sociale si éloignées au 17ème siècle. On sent très bien le poids de l’interdit qui pèse sur cet amour et c’est vraiment triste car il n’y a bien que les convenances sociales qui empêchent cette histoire de se vivre au grand jour.

Ma notation :

 Un très beau récit historique. A lire sans hésiter.

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2 réflexions sur “Les mots entre mes mains, Guinevere Glasfurd

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