Duo lecture : Terminus Elicius, Karine Giebel

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Lorsque nous avons fait un premier duo lecture avec Marivalou, nous avions toutes deux envie de découvrir Karine Giebel, nous n’avions encore lu aucun de ses romans ni l’une ni l’autre. On a voulu commencer par son premier roman afin de pouvoir la lire dans l’ordre et voir comment son écriture a pu évoluer d’un roman à l’autre.

La couverture :

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(Marivalou) Le titre est intrigant mais la couverture ne donne pas trop de détails à propos de ce que l’on va découvrir. Rien à dire de plus.

(MadameOurse) Rien de très attirant, une couverture standard qui ne m’évoque pas grand chose ni en bien ni en mal. Par contre j’aime bien la rime dans le titre.

Quatrième de couverture :

Toujours le même trajet. Istres-Marseille. Marseille-Istres. Sa mère, son travail. La vie de Jeanne est en transit. Elle la contemple en passager. Une lettre suffira à faire dérailler ce train-train morose :  » Vous êtes si belle, Jeanne.  » Glissée entre deux banquettes, elle l’attendait. Une déclaration. D’amour. De guerre. Car l’homme de ses rêves est un monstre, un tueur sans pitié. Elle sera sa confidente, son épaule. Il sera son âme sœur, son dilemme. Le terminus de ses cauchemars…

Après lecture :

(Marivalou) Au départ, j’ai été déçue du nombre de pages (seulement 177, moi qui aime lorsque les livres sont de gros pavés), surtout pour un roman qui se veut polar/thriller. Et puis en fait, on rentre directement dans le vif du sujet, et plus de 177 pages aurait probablement été superflu.

Au fil de la lecture, on en découvre plus sur Jeanne, qui est intrigante… en effet, l’auteur donne des détails sans trop en donner sur son passé, et on se demande pourquoi elle est si bizarre. Mais tout se révèle au fur et à mesure de la lecture, et j’aime beaucoup, car cela donne une intrigue en plus de l’intrigue principale.

D’emblée, on s’attache à Jeanne. De la même manière, j’ai bien aimé cette façon qu’a l’auteur d’écrire son histoire sans que l’on ait envie de chercher à savoir « qui » pourrait être le tueur. Vu le peu de personnages du roman, on pense qu’on ne connait pas le « tueur ». Je ne dirai pas si cela se vérifie ou non, pour ne pas spoiler. Mais si on lit le roman, c’est plus savoir qui est Jeanne et ce qui va lui arriver, et ce qui va advenir de sa relation avec le tueur, que de connaître l’identité de ce dernier. Cela m’a plu.

En principe, je ne suis pas fan des « policiers » français, tout simplement parce que les auteurs sont mal renseignés et connaissent mal la procédure pénale française, ce qui fait perdre à mes yeux de la crédibilité à l’histoire (et c’est dommage). Dans celui-ci, l’auteur a fait quelques fautes de procédure pénale, certes, mais elles restaient limitées par rapport à ce que j’ai pu lire par ailleurs et ne m’ont pas « trop » gênée.

J’ai bien aimé aussi la dimension romantique de l’histoire ainsi que la fin. Cela n’était vraiment pas facile de faire une fin crédible à ce bouquin, et Karine Giebel l’a fait. Rien que pour ça : chapeau !

Pour ne rien dévoiler de l’histoire, je dirai que c’est un bon polar pour qui aime ça (coucou Titounett) (et moi je ne suis pas fan, en principe), qui donne vraiment envie de poursuivre notre lecture des romans de Karine Giebel. J’ai déjà hâte d’attaquer le deuxième, mais avant, on a une autre lecture duo à faire avec Madame Ourse.

(MadameOurse) Ce roman est court, seulement 177 pages. Pour un polar, je m’attendais donc à une enquête un peu bâclée. Et en fait non, pas du tout, ce livre fait le bon nombre de pages, il n’est ni trop long, ni pas assez.

Dans les premiers chapitres, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure prenne le temps de nous présenter son personnage principal, Jeanne, une jeune femme complexe qui est vraiment le personnage clé du roman bien plus que le tueur lui même. Jeanne va donc se retrouver destinataire des lettres que lui dépose dans le train le mystérieux Elicius. Et sa réaction va être compliquée, tout au long du roman elle sera tiraillée entre la pitié qu’elle développe pour Elicius et le besoin de dénoncer des crimes qu’elle ne tolère pas.

Ce qui m’a plu dans ce roman c’est que finalement, on est vite plus captivés par Jeanne que par le mystérieux tueur, c’est Jeanne et son passé qu’on a envie de comprendre. Ça change des polars habituels. Bon par contre il y a quand même la facilité de base que de situer Jeanne comme travaillant dans un commissariat (mais elle n’est pas enquêtrice). C’est le petit « cliché » critiquable.

J’ai apprécié ce roman, avec la petite minute fleur bleue romantique dedans (sans donner de détail) et le chapitre final m’a plu dans le sens où on n’est pas sur un happy-end complet qui aurait été peu crédible au vu des révélations faites concernant Jeanne.

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8 réflexions sur “Duo lecture : Terminus Elicius, Karine Giebel

  1. C’est impressionnant comme nos ressentis sont similaires Marivalou. Par contre je suis complètement passée à côté des manquements à la procédure pénale. T’es calée là dessus toi ?

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    • Calée, non, mais je connais la base. Et quand tu demandes un avocat, on te répond pas « plus tard » en continuant d’interroger la personne…Il y avait un autre détail non crédible, mais je ne m’en souviens plus.

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  2. Chouette chouette, on a donné envie ! Par contre, je note que parfois mon avis est incompréhensible (lol, je faisais d’autres choses en même temps, vis ma vie de surbookée).

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