Duo lecture : Comptoir des soupirs, Olivier Piat

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) C’est une blogueuse lecture qui m’a donné envie d’acquérir ce livre après qu’elle l’ait acheté et vu sa particularité. Dès que je l’ai vu à Leclerc, je l’ai pris sans hésiter et ai ensuite mis la photo de mon achat sur Twitter. J’ai ainsi à mon tour contaminée Bibiche qui s’est promis de l’acheter également. J’ai donc attendu qu’elle l’ait pour lancer une lecture duo.

Quatrième de couverture : 

Un homme, une femme, une histoire d’amour impossible. Tous les matins, il la croise à L’Européen.

Elle le remarque et bientôt, leurs regards font plus que se croiser ; ils se cherchent.

Il est marié et père de deux enfants.

Elle vient de quitter son compagnon et entame une nouvelle vie.

À travers les points de vue de ces deux amants éperdus, on découvre les élans de la passion, mais aussi les non-dits et les mensonges derrière lesquels ils se réfugient pour vivre cette relation qu’ils savent l’un et l’autre vouée à l’échec.

La couverture :

DSCN2258

Ce livre est un livre « auto reverse » c’est-à-dire qu’il se lit dans les 2 sens, une première histoire débute par la 1ère de couv’ puis on retourne le livre et débute alors une autre version de l’histoire du côté de la 4ème de couv’.

Le livre a donc 2 couvertures pour les 2 versions : l’une rose, l’autre bleue.
DSCN2260

(Bibiche) La particularité de ce bouquin c’est qu’il a deux couvertures.
L’image est la même : un couple qui s’éloigne de ce qui ressemble a une terrasse de café avec 4 tables et chaises vides.
La couverture du récit féminin a les tables et les chaises roses, le récit masculin les présentent en bleu.
Ça fait un poil cliché comme ça, fille = rose et garçon = bleu mais les couvertures restent sobres donc ça passe!

(MadameOurse) Le livre est original par son côté auto reverse et la couverture suit donc cette particularité avec les 2 images identiques adaptée l’une coloris rose, l’autre coloris bleu. Mais cela ne rend pas la couverture extrêmement attrayante, on reste dans le basique a priori des femmes en rose et des hommes en bleu … Et l’image de fond est très banale.

Après lecture :

Pour rendre notre avis sur ce livre un peu plus riche, nous avions décidé avec Bibiche de ne pas lire le livre dans le même ordre. Ainsi, j’ai commencé ma lecture par la partie bleue, le récit masculin et Bibiche par la partie rose, le récit féminin.

(Bibiche)

Avant même de commencer à le lire, ce bouquin m’a intriguée. J’ai beaucoup aimé le fait d’avoir le point de vue des deux protagonistes d’une même histoire, surtout lorsqu’il s’agit d’une histoire d’amour. C’est mon côté fleur bleue.

J’ai commencé ma lecture et ce qui m’a interpellée dès les premiers chapitres c’est le ton donné à cette partie. Ça ne me faisait pas du tout penser à une femme mais bel et bien à un homme ce qui m’a un poil déstabilisée.

J’ai trouvé l’organisation des chapitres et du récit assez fouillis. L’auteur a un style qui ne m’a pas aidée à accrocher à l’histoire.

J’aurais aimé qu’il prenne plus de temps pour poser son histoire et ses personnages. Tout est enchainé un peu trop rapidement à mon goût.

Au fur et à mesure de la lecture de la partie féminine, on arrive à s’imaginer une femme racontant l’histoire, le ton s’est adouci.

La fin de cette partie n’est pas assez creusée. Je reste sur ma faim sur pleins de points au final.

Malgré les retours de Mme Ourse sur la partie masculine, j’avais hâte de commencer le livre à l’envers…

Dès les premières lignes, le ton est donné, on a affaire au cliché du macho de base !

L’histoire est tout aussi décousue dans ce sens si ce n’est plus.

L’auteur cherche à donner bonne conscience à son personnage pour le faire apprécier des lecteurs, je ne vois pas d’autres explications à la redondance d’excuses qu’il nous sert « Je suis un mec bien, j’aime ma femme… » ce qui au final est plus que lassant et énervant.

On n’arrive pas à comprendre où l’auteur veut en venir, quelle histoire il souhaite faire passer au travers de ses lignes.

On retrouve des sujets qui ne sont pas abordés par la femme, si bien que je me suis demandé si les deux vivaient la même histoire. C’est vraiment déconcertant.

Jattendais quelque chose de ce livre qui m’avait intriguée par sa présentation.

La lecture des premières lignes ne m’a pas franchement emballée mais j’ai continué ma lecture jusqu’à arriver à la partie masculine qui a été difficile à lire et à comprendre. J’ai, au final, refermé ce livre déçue.

(MadameOurse)

Ce livre est court, 2 histoires de 90 pages, les chapitres eux-mêmes sont très courts et le global se lit donc très vite. Et c’est dommage ! Parce que l’histoire est survolée, il nous manque plein d’infos, on aimerait avoir plus de détails sur beaucoup de choses pour se sentir pris par l’histoire. Ce n’est pas du tout addictif, on n’a pas les noms des personnages, les discussions qu’ils échangent ne sont pas relatées, parfois quelques lignes de dialogue auraient été tellement agréables à lire pour se sentir comme si on était à côté des personnages à les écouter discuter…

J’ai donc attaqué la lecture par la partie « homme » et alors il m’en a fallu du courage pour lire ça ! L’écriture est très mauvaise, brouillon, fouillis, on ne comprend rien, tout est dit trop vite, sans expliquer, sans poser le cadre de l’histoire. Car oui dès le début on est plongés dedans : cet homme marié qui rencontre une femme et la séduit. Cet homme marié qui était déjà infidèle et qui se trouve des excuses pourries pour continuer… Style sa femme n’est pas au courant… Si seulement le roman avait pour but de faire comprendre ce qui se passe dans la tête d’un homme infidèle mais non même pas.

La partie féminine est plus agréable à lire, on a un peu plus de précisions, de descriptions sur les lieux, ça se lit vraiment mieux. Mais je me suis trouvée alors face à de grosses incohérences qui m’ont vraiment choquée, comment le roman a-t-il pu être publié en l’état ? Sans spoiler, il arrive un évènement dans l’histoire que l’on apprend dans la partie masculine et qui n’est pas évoquée du tout de l’autre côté alors que jamais une femme qui raconte son histoire ne « zapperait » cet évènement de sa vie. Et toujours dans cette partie je ne me suis pas faite emmener par l’histoire, on nous dit que les 2 sont amoureux mais voilà point barre. Il n’y a rien pour nous faire ressentir les choses or c’est ce qu’on attend ! Si on ressent par des petits détails qui font la vie l’attachement, les sentiments qui se créent, les jolis moments qu’un couple peut vivre, c’est le propre de l’histoire d’amour et ça aiderait à faire passer la pilule de l’infidélité !

Ce livre est vraiment une grosse déception parce qu’il y avait matière à… L’histoire est sympa, il y a un final fort, le principe unique du roman auto reverse est vraiment intelligent et au final c’est loupé parce que le roman n’est pas travaillé ! Il ferait 100 pages de plus il serait sûrement déjà nettement plus intéressant.

Et enfin, je découvre en préparant mon avis qu’Olivier Piat avait publié un précédent roman en 2009 qui s’appelle Café ? et qui est exactement la même histoire que celle qui nous est servie ici ! Et alors là pour le coup, je suis encore plus méga déçue de l’auteur et suis bien tentée de demander le remboursement du livre !! C’est une honte de reprendre la même histoire en la laissant tout aussi mal écrite ! Comment à 2 reprises a-t-il pu trouver un éditeur ?

Publicités

13 réflexions sur “Duo lecture : Comptoir des soupirs, Olivier Piat

  1. Le concept avait l’air attrayant… mais le contenu décevant donc je vais économiser en ne l’achetant pas…
    Si vous aimez les histoires à l’eau de rose, atypiques et attachantes j’ai adoré « Quand souffle le vent du nord »… mais vous l’avez sûrement lu…

    J'aime

  2. Si je m’en tiens à vos avis, c’est un livre de pur marketing quoi. Réécrire un roman sous une autre forme pour le faire vendre.
    Sinon, l’histoire ne m’intéressait pas trop (l’infidélité tout ca), et donc, votre avis me conforte dans ma décision de ne pas le lire. Merci les filles !

    Aimé par 1 personne

  3. Rien que d’entendre que c’est le récit d’une histoire adultérine racontée par la version de la femme et par celle de l’homme, me fait penser à la très belle série The Affair. Aurait-il aussi pompé la forme ?

    J'aime

A vos claviers !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s