Sous un ciel de marbre, John Shors

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Quatrième de couverture :

En 1632, Shah Jahan, empereur des Indes, rendu fou de chagrin par la mort en couches de son épouse adorée, Mumtaz Mahal, ordonne la construction d’un gigantesque mausolée en témoignage de son amour : le Taj Mahal.

La fille du couple impérial, la princesse Jahanara, est chargée d’assister l’architecte Ustad Isa dans sa tâche. Commencent alors pour la jeune femme des années exaltantes, tandis que sous ses yeux s’élève un monument en marbre ciselé, éblouissant, incrusté de pierres précieuses ; des années dangereuses dans un empire ensanglanté par les luttes fratricides entre héritiers du trône ; des années de passion secrète, aussi.

À travers son destin extraordinaire à l’ombre du Taj Mahal, la princesse Jahanara nous entraîne dans une envoûtante fresque orientale peuplée de palais opulents, de harems décadents, où s’épanouissent intrigues de cour et liaison interdites

L’avis d’Ajisai :

Un sujet lointain, une promesse de dépaysement, un bon cadre pour un roman pour l’été.

Au final, peu de détails sur la construction en elle-même et l’architecture du Taj Mahal, mais par contre une fresque épique de l’affrontement politique de deux frères pour la succession de leur père, l’un plutôt ouvert et modéré, l’autre fanatique et cruel. Avec un constat sans appel à la clef : le fanatisme par ses moyens radicaux a plus de facilité à s’imposer qu’une gouvernance éclairée. La séparation de l’Inde et du Pakistan au XX siècle prend peut-être déjà racine dans ce passage violent de l’histoire indienne.

Jahanara, l’héroïne du roman et clef de voute de l’intrigue, apporte son récit et nous fait pénétrer dans les secrets de la cour moghole… A ses cotés on découvre la destinée d’une princesse, confidente de son père, mais dont la vie et le bonheur au final ne comptent guère dans une société entièrement régie par les hommes. Plusieurs passages du livre sont à mon sens très violents et crus. Je ne suis pas convaincue qu’ils soient tous nécessaires à l’intrigue. Une histoire d’amour arrive cependant à naître et à apporter un peu d’oxygène au lecteur au milieu de tous ces conflits.

Ma notation :

Bon roman, malgré quelques longueurs et invraisemblances (à mon avis, mais je ne suis pas spécialiste de l’époque !), surtout sur la fin.

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