Max, Sarah Cohen-Scali

 product_9782070643899_244x0
Quatrième de couverture :
Le roman débute en 1936 à Steinhöring, en Bavière, dans le premier foyer du programme « Lebensborn », initié par les services de Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis y mettent au monde les représentants de la race aryenne, afin de créer une jeunesse parfaite, destinée à régénérer l Allemagne, puis l’Europe occupée par le Reich. Max, un bébé qui s apprête à naître, déjà nourri de la doctrine nazie dans le ventre de sa mère, tient absolument à voir le jour le 20 avril, date anniversaire du Führer, afin d être un prototype parfait. Max, rebaptisé Konrad, grandit, sans affection, sans tendresse, sans maman, selon les critères d’éducation de la doctrine nazie. A quatre ans, il devient la mascotte du foyer. On l’utilise pour aider à kidnapper des enfants polonais. A six ans, il fait un séjour à Kalish, une école où sont germanisés les enfants kidnappés. Là, il rencontre Lukas, un jeune Juif polonais rebelle, qui a tous les critères physiques de la race aryenne. Konrad se prend d amitié pour lui. C est la première fois qu il s attache à quelqu un. A partir de cet instant, ses croyances nazies vont être sérieusement ébranlées…
L’avis de Lunatic :

Ce roman est édité en collection jeunesse, mais cela fait quelques mois que j’avais envie de le lire. Et après ma lecture, franchement je vois pas un ado de 12-13 ans lire ce texte, tant il est dur!

La narration se fait à travers la voix de Max, dès le début du roman alors qu’il n’est encore qu’un foetus dans le ventre de sa mère. Et déjà ses mots sont glacials, durs, terribles! Un choix de narration qui peut surprendre, surtout que Max y apparait alors de manière très mature alors qu’il n’est qu’un bébé, ayant une conscience très « adulte » de ce qui se passe autour de lui.

Il voue un véritable culte à Hitler, son führer. Max décrit le monde autour de lui, sa naissance, la vie dans la pouponnière  ou comment les bébés ne répondant aux critères de sélection disparaissent. Il nous raconte sa rencontre avec Hitler, qui sera le parrain de ce bébé parfait face aux critères de la race pure.  Il grandit, au sein de cette pouponnière, et ses mots deviennent encore plus durs, horribles. Fier de sa place au seins du régime nazi, il participera à l’enlèvement d’enfants polonais en servant d’appât, les détails de ces actions sont décrites. Les thèmes les plus durs sont traités à travers les yeux de Max: le viol, la mort, l’extermination des juifs…..

Ce roman est passionnant, mais tellement dérangeant. Cette description de ces moments noirs, dans la bouche d’un enfant est très déstabilisante.  J’ai ressenti un profond malaise pendant ma lecture. C’est un roman fort, glaçant, qui permet de connaitre davantage l’histoire des bébés du projet Lebensborn.

Ma notation :

Une claque! J’ai aimé.

 

Publicités

3 réflexions sur “Max, Sarah Cohen-Scali

A vos claviers !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s