Sauver Mozart, Raphaël Jerusalmy

Quatrième de couverture :
C’est l’histoire d’un attentat musical. Eté 1939, au lendemain de l’Anschluss, Otto J. Steiner égrène ses jours dans un sanatorium de Salzbourg tandis qu’au-dehors l’Histoire montre les crocs. Autrichien, juif (un peu), seul (complètement), il n’aime plus que la musique et la tuberculose le ronge autant que l’humiliation d’être malade, ou les privations qui achèvent de le pousser à la marge du monde. Un monde dissonant à son oreille de mélomane, une faute de goût existentielle pour cette âme libre, témoin privilégié et involontaire du délitement d’une certaine idée de l’homme. Tout semble joué, quand un événement inattendu le conduit à deux doigts de faire basculer le siècle. Mais s’il ne restait plus rien à sauver sauf Mozart ? Un premier roman farouchement subversif, conduit avec un humour glaçant, une cruauté précise et une gravité malicieuse.
L’avis de MadameOurse :
Tous  les romans traitant de la seconde guerre mondiale et plus particulièrement du génocide juif me font toujours envie, c’est une période de l’Histoire qui m’attire et dont j’aime lire des récits qu’ils soient témoignages réels ou fictions.
Il s’agit ici d’un court roman, écrit comme un journal intime. On y découvre Otto J. Steiner qui vit dans un sanatorium et qui souffre de la tuberculose. Il n’a pas de famille, presque pas d’amis (et guère envie de s’en faire parmi les autres patients qu’il côtoie), ce qui anime ses journées c’est sa passion pour la musique. 
J’ai eu du mal à m’y retrouver en lisant ce roman car je ne connais pas grand chose au monde de la musique classique. Certainement que ce livre parle plus à ceux qui connaissent, qui sont mélomanes, qui « entendent  » les airs de musique classique au fur et à mesure qu’ils sont évoqués dans le livre. Par ailleurs, contrairement à beaucoup d’autres romans sur ce thème, la condition juive n’est pas le point principal du roman; d’ailleurs même la quatrième de couverture dit qu’Otto est « juif (un peu) ». J’ai plus eu l’impression de lire le journal intime d’un homme en fin de vie qui se bat pour que les œuvres musicales soient respectées à leur juste valeur (d’où « sauver Mozart » d’ailleurs) que celui d’un juif persécuté par l’Allemagne nazie. Ça m’a déconcertée car ce n’est pas l’angle d’approche que je m’attendais à trouver mais c’est le choix de l’auteur d’avoir mené son roman de cette façon.
Ma notation :
Ça se laisse lire. Le roman a 2 avantages qui  le rendent abordable : il est court et, écrit sous la forme d’un journal intime, facile à lire, sans longueurs, Otto ne raconte que « l’essentiel » de chacune de ses journées. Si vous aimez la musique classique il vous plaira sûrement encore plus qu’à moi. Il faut quand même noter le culot dont fait preuve Otto dans la chute du roman pour « Sauver Mozart », une très belle idée ! (je n’en dis pas plus, à vous d’aller découvrir).
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2 réflexions sur “Sauver Mozart, Raphaël Jerusalmy

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